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J.-B. Prin, Traité sur la trompette marine, 1742

Jean-Baptiste Prin, Traité sur la trompette marine, 1742, Manuskript.
Aufbewahrungsort: Lyon, Bibliothèque de la Ville de Lyon, Rés. 133670
Übersetzung: Thilo Hirsch

Traité Sur La Trompette Marine
Janvier 1742



A Messieurs Les Academiciens
du Celebre Concert de Lion

                                                                                   
Messieurs
Que direz vous de ma simplicité, d'oser presenter à un Corps aussi illustre que le Vôtre, un Traité sur la Trompette Marine, vil instrument, meprisé à la verité de Ceux qui ne le connoissent pas, et ignoré de Ceux qui peut être seroient contents d'en avoir connoissance; en effet j'ai trouvé peu deVilles où il fut en usage. Lorsque j'arrivai à Lion, C'êtoit â la Création de L'Opera, dont j'êtois l'un des Danceurs, j'entendis joüer de cet instrument en differents endroits, entr' autres sur la Riviere, il faisoit un merveilleux effet de Loin, cela reveilla le Talent que j'avois dès lors d’en joüer avec propreté; C'est en Anglelerre, pais de ma naissance, quej'ai apris à bien connoître cet instrument.

M'êtant donc fait entendre dans Lion, l'on me rechercha. je formay plusieurs écoliers, et fis construire des Trompettes Marines à ma maniere, par les sieurs Goutenoire et Seraillac habilles Luttiers, qui ont suivi ma méthode de les organiser, de même que le sieur Imbert. pendant le séjour que j'y ai fait en differents tems, ils m'ont construit plus de 150. Trompettes Marines, dont j'en ai envoyé une partie dans les pais Etrangers.

C'est Messieurs, en reconnoissance de vos biens faits passés, que je vous présente ce petit ouvrage, recherche de mes occupations musicalles, et pour avoir eu la bonté de m'honorer de vos aplaudissements, lorsque je me suis présentéa la Comedie sous le masque d'Arlequin, et d'autres Rolles Comiques, faveur à laquelle je serai sensible jusqu' à la mort, et avec d'autant plus de raison qu' elle s'est étendüe jusque sur mon Fils, qui encouragé de vos aplaudissements et des avis de Ceux qui l'honoroient d'une intime amittié, l’ont rendu aujourdhui le plus fort Comedien françois des Provinces du Royaume: car nous devons regarder les Comediens du Roy, a Paris, comme des Originaux, et ne nous pas dire aussi bons qu'eux, ils s’offenceroient peut être de la Comparaison.

Recevez donc Messieurs en bonne part le petit Memoire que jai fait pour l'instruction d'un Ecolier,  je n'en retiens aucunes Copies, afin que personne apres moi n'en ait connoissance que Vous. J'y joins un Livre de la Musique du Roy pour les Trompettes, qui peut être utille à l'Académie, lorsque l'on chantera quelques Opera où il y a des Trompettes, puisqu' on y trouvera la partie de plusieurs Opera de Mr. de Lully.

Pardonnez moi Messieurs, ma franchise, l'honneur que jai eu de joüer au Concert, du tems de feu Monseigneur de Villeroi archevêque qui m'honoroit de sa protection, semble m’autoriser à rechercher la Vôtre et de vous assurer de mon zele. je voudrois que ma reconnoissance eut pû produire quelque chose digne de vos suffrages, mais malheuresement pour moi, mes talents sont à peu près bornez là. Qu'il vous plaise, vous souvenir du proverbe, que la bonne volonté est reputée pour l'Effet. C'est dans ces sentiments que le prends la liberté de me dire Tres respectueusement,
Messieurs

Votre tres humble et tres obeissant serviteur
B. Prin le pere




Abhandlung über die Trompette marine
Januar 1742



An die Herren Mitglieder der berühmten
Konzert-Akademie zu Lyon


Meine Herren,      
was werden Sie zu meiner Einfalt sagen, dass ich es wage, einer solch illustren Gesellschaft wie der Ihren eine Abhandlung über die Trompette marine zu präsentieren, dieses mindere Instrument, verachtet aber in Wahrheit nur von denen, welche es nicht kennen, und ignoriert von denjenigen, die vielleicht glücklich wären, es kennen zu lernen. Tatsächlich habe ich nur wenige Orte gefunden, wo es in Gebrauch ist. Bei meiner Ankunft in Lyon, zur Zeit der Gründung des Opernhauses, in welchem ich einer der Tänzer war, hörte ich, wie das Instrument an verschiedensten Orten gespielt wurde, unter anderem am Ufer des Flusses. Gerade von Ferne erzielte es eine wundervolle Wirkung, die in mir das Verlangen erweckte, mein Talent zu nützen und die Trompette marine von nun an ernsthaft zu spielen. Schon in England, dem Land meiner Geburt hatte ich nämlich dieses Instrument erlernt.

Nachdem man mich dann in Lyon spielen gehört hatte, wurde ich ein gefragter Musiker. Ich bildete zahlreiche Schüler aus, und liess von zwei erfahrenen Instrumentenbauern, den Herren Goutenoire und Seraillac, Trompettes Marines nach meinen Vorstellungen konstruieren, indem sie meine Methode befolgten diese in der selben Art wie Herr Imbert einzurichten. Während meines Aufenthalts hier in Lyon (zu verschiedenen Zeiten) bauten sie für mich mehr als 150 Trompettes marines, von welchen ich einige in fremde Länder verschickt habe.

Ich übergebe ihnen, meine Herren, dieses Büchlein als Ergebnis meines gesamten musikalischen Forschens, in Erinnerung erwiesener Wohltaten und Ihrer Güte mir  applaudiert zu haben als ich in der Comédie in der Maske des Harlequin und in anderen komischen Rollen auftrat. Eine Ehre, für welche ich bis zu meinem Tod dankbar sein werde. Umso mehr, als sich dies auch auf meinen Sohn erstreckt, der, ermutigt durch Euren Applaus und jene, die ihn durch ihr herzliches Wohlwollen förderten, einer der besten französischen Schauspieler der königlichen Provinzen geworden ist. Natürlich müssen die Schauspieler des Königs in Paris unsere bewunderten Vorbilder bleiben, und es steht uns nicht zu uns mit diesen auf eine Stufe zu stellen, da möglicherweise ein Vergleich als Beleidigung empfunden werden könnte.

Empfangen sie also, meine Herren, in der Hoffnung auf ihre gewogene Aufnahme, dieses Büchlein mit meinen Erinnerungen, welche ich zur Instruktion eines Schülers geschrieben habe. Ich habe keine Kopie dieses Werkes zurückbehalten, damit Ihr nach mir die Einzigen seid, die davon wissen. Beiliegend auch noch ein Notenband der Musique du Roy für Trompeten, der nützlich für die Akademie sein kann bei Aufführungen von Opern, in welchen Trompeten verlangt werden, da hier die Trompetenpartien der meisten Opern Mr. Lullys enthalten sind.

Verzeihen Sie mir, geehrte Herren, meine Offenheit. Die Ehre, in Ihren Konzerten zu spielen, zu Lebzeiten seiner Exzellenz des Erzbischofs von Villeroi dessen Protektion ich mich erfreuen konnte, lässt mich auch auf die Ihrige hoffen und ich versichere Ihnen meine Hochachtung. Meine Hoffnung wäre, dass meine Dankbarkeit etwas entstehen liess, das Eures Beifalls wert ist, obwohl mein Talent auf diesem Gebiet beschränkt ist. Ich bitte Euch, sich an das Sprichwort zu erinnern, dass der Gute Wille auch für die Ausführung stehen möge. Nur diese Empfindung gibt mir die Freiheit, so respektvoll über mich selbst zu sprechen.
Meine Herren,

Ihr demütiger und sehr gehorsamer Diener
B. Prin der Vater


Mémoire Sur la Trompette Marine


Avec L'Art d'aprendre à joüer
de cet instrument Sans Maître.

Par Le Sr. Jean baptiste Prin Maître
à dancer de Paris et Musicien de la
Ville de Strasbourg.

Dedié à Messieurs Les Academiciens
du Celebre Concert de la Ville de Lion.


Aux Amateurs de la Trompette Marine
 
A La Sollicitation de quelques amis, je me détermine sur mes vieux jours à faire paroître ce Petit Memoire sur la Trompette Marine, avec lequel on peut aprendre à en jouer sans maître et à la construire dans sa veritable forme et proportion. Je suis connu depuis long tems à Lion pour avoir bien joüé de cet instrument et l’avoir mis dans une espece de perfection, puisque j'ai trouvé le moyen de luy donner la force d'une trompette de bouche, la douceur d'une flute et l'harmonie d'un Clavecin, il me semble qu'il ne devroit pas être aussi négligé qu’il l'est, et peut être même méprisé.

Je commence par un petit Trait historique de son origine que je n'allongerai point de Preuves et de Citations que je pourrois rechercher, je dirai seulement ce que La memoire pourra me fournir sur ce que j'ai lû, vû et apris pendant plus de 50. ans que j'ai de connoissance et de pratique de cet instrument.


De Son Origine
On est incertain de l'endroit où il a  êté inventé. La plus part veulent que ce soit en Allemagne, et cela fondé sur ce que cette nation a toujours êté tres inventive pour tous les instruments de musique et que dans differents livres en leur langue, il est parlé du Monocorde comme tres ancien. Cette opinion s'accorde assez à ce qu'en a dit Mr. Melon de L'academie de Bourdeaux dans une petite brochure qu'on lui attribüe et qui parut à Paris en 1718. Les allemands, disoit il, joüoient, il y a plus de 4. siecles du monocorde, mais nous ne sçavons pas comment il êtoit construit, ce ne pouvoit être qu'un instrument tres imparfait, parce qu'une seule corde ne peut produire dans sa division qu'un certain nombre de sons et peu de varieté. Ce petit Livre contenoit une infinité de choses tres sçavantes sur les autres instruments, mais étrangeres à ce Traité. Des personnes tres sçavanteses m’ont assuré à Marseille, que le Monocorde étoit plus ancien que la harpe et que Les Affricains en ont encore une idée imparfaite.

Ils prennent un bâton ou latte épaisse et de 4. a 5. poulces de tour de la longueur de 6. a 7. pieds, y attachent par les deux bouts une corde à boyau ou fiscelle cirée d'une grosseur convenable/ et en forment avec force un arc, la Corde par son milieu est éloignée du bois d'environ un pied, cela fait, ils passent deux petittes fiscelle liées en chapelet auxquelles sont attachées à chacune une moitié de callebasse seche, en forme de calotte de la grosseur à peu prés de la teste, ils font un petit trou au milieu de cette calotte par lequel ils passent leur fiscelle en double en sorte que le noeud des deux bouts s'arrête au fond, la ils mettent encor un petit morceau de bois en travers, non seulement pour empêcher que le noeud ne s'échape en agrandissant le Trou, mais parce qu'il est necessaire pour accorder, ensuitte ils ouvrent ces doubles fiscelles, en entourent le bâton et la grosse Corde, la partagent et l'assujettissent en 3. distances desquelles ils tirent l'accord parfait, comme il est figuré cy dessous.

Prin-Musikbogen

Callebasses, quelquefois ils en mettent deux,
l’une sur l’autre, une petite et une grande.


Pour toucher ce rustique instrument il faut le tenir de la main gauche par le milieu du bâton ou latte, appuïer la Callebasse contre le ventre et de la main droite fraper avec un petit morceau de baguette. L'on dit que ces Affricains en chantant differents airs s’accoinpagnent avec assez d'Art et de justesse.

Cela ne nous conduit point encore à la découverte de la Trompette Marine, Les Allemands en effet ont pu y contribuer des premiers. Le Monocorde est selon Eux construit d'une table ou planche de 6. à 7. pieds de long, sur laquelle est tendüe une seule Corde élevée de deux Tassaux d'environ un poulce de haut, et divisent les sons de cette corde à peu près comme nous la divisons aujourd'hui sur la Trompette Marine. J'en ai fait l'Essay et n'ai trouvé que le son d'une 4e. de basse à vuide fort sourd. cependant il n'y a que cet instrument qui a pu être l'origine de la Trompette marine.

On le touchoit autrefois d'une main et de l'autre on conduisoit un
chevalet en forme de Croissant, qui formoit differents sons depuis le milieu de la Corde jusqu'a l'un des bouts, mais l'usage du chevalet ambulant aïant êté trouvé pénible et lent dans son execution, le poulce fut introduit, et la corde se trouvant alors débarrassée de ce Chevalet, frisa sur la table et forma imparfaitement quelques sons de Trompettes. apres cette découverte, on construisit des Monocordes ou Trompettes marines avec trois planches en piramides triangulaires, terminées par une Teste qui portoit la cheville, le tout de la longueur d'environ 6. pieds. j'en ai trouvé de pareilles dans de Vieux Chateaux de Lionnois et de Bresse qui avoient plus de 200. ans selon l'étiquette du Luttier. je ne dirai point en quel tems furent inventées les Trompettes à 5. pans et à 7. Je scay seulement de L'Anglois qui m'a enseigné qu'il avoit connoissance de ces triangulaires, mais qu'elles êtoient d'un son nazard, et que Celles a 7. pans avoient le son plus agréable; comme je ne me suis pas donné la peine de monter Celles que j'ai trouvé et quelles êtoient même un peu délabrées je n'en parle qu'apres mon Maître qui en avoit Joué.


Comment elle a êté aportée en France et apellée Trompette Marine

Il y  a  en  Allemagne  plusieurs  Universitez,  Les  Ecoliers  sont  grands partisants de la musique, ils en font toute leur récreation, et l'on peut dire, dans la totalité qu'il s'y joüe de tous les Instruments du monde. un grand nombre ne subsiste pendant le cours de leurs études, que des charitez qu'on leur fait les soirs à differentes portes des Citoyens, et riches Etudiants, où ils vont par Bandes concertées, executer des musiques à leur goût. La Trompette Marine qui s'entend de loin et qui est agréable la nuit, surtout avec leurs hautbois ei autres instruments singuliers dont ils joüoient à L' alternative et en Chorus, y a plu un tems; Comme Toutes les Nations sont reeçües dans ces Universitez, il s'y est trouvé des Ecoliers Hollandois et Anglois qui ont transferé chez eux l'usage de cette Trompette, Ils en ont joüé sur leurs Vaissaux, et se sont fait entendre dans les differentes Rades où ils moüilloient. Les Marins françois s'attacherent à un joüer pareillement et surpasserent bientôt leurs Voisins dans l'execution, ils la surnommerent Marine et en ont joüé les derniers, ils ne se sont pas bornez à s'en servir sur mer; sur les Rivieres dans les forêts, dans les Chateaux, Maisons de Campagne, souvent même dans les Villes, on en joüoit, apres avoir êté si en vogue, elle est cependant tombée dans l’oubly, et je pense, permettez moi cet amour propre, que si l'on en avoit joüé generallement aussi bien que moi, elle ne seroit pas aujourdhui abbandonnée; Les imperfections qui s'y rencontroient, Les déplacements du chevalet, les grincements de l'archet et la difficulté d'eviter ces mauvais hazards, sans les secours que j'ai inventez, ont précipité ce dégoût, je dirai même à l’avantage de mon maître et de Tous ceux qui en ont bien joüé avant moi, qu'il leur falloit une grande habilleté pour vaincre tant d'obstacles, il est vray qu'ils ne le pouvoient pas toujours. passez moi encore Celuy cy. Mr. de Moliere à rendu son bourgeois gentilhomme ridicule quand il luy a fait demander à la suitte d'un projet de Concert, une Trompette Marine comme un instrument harmonieux, mais je crois que ce même Mr. de Moliere auroit reconnu le sien, s'il m'avoit entendu tenir ma partie avec les meilleurs Simphonisten de France.


Sa construction et Ses proportions

Je détermine donc aujourd’hui La Trompette Marine pour meilleure a 7. pans, de bois d'Erabe, les tables sont d'environ une ligne 8. points d'épaisseur, la principalle doit avoir un pied de large par le bas et le haut 6. poulces, sa longueur 4. pieds de Corps allongée d'un Manche de 2. pieds, et d'une Teste à mortoise pour la cheville d'environ demy pied; ce qui seroit cy devant dans la feüille dessinée.

Prin_Trompette-marine-Plan

La Maniere de L’organiser

Elle est de mon invention. avant de coller la derniere table de l'instrument ou pendant qu'on le construit, il faut faire une mortoise au bas du manche qui est le fond du Corps, d'environ deux doigts de profondeur large autant que le Corps et longue de quatre poulces et même plus s'il est besoin, c'est là qu'on établit des chevilles de fer, comme celles d'un davecin rangées par 3. rangs en biais, Trois l'une sur l'autre, ce qui peut contenir 21. ou 24. cordes de Laiton. Ces cordes doivent avoir la longueur du Corps de la Trompette, elles sont acrochées par en bas à des pointes fixes qui tiennent au dessous du Cercle, le tout précisément comme à un Clavecin. il faut pratiquer à la mortoise d'en haut un petit sillet d'un demi poulce de haut ou environ et en bas du côté du Cercle un chevalet d'un poulce de haut, prenant garde toutes fois à ne pas établir ces Cordes trop prés, ou contre les barres qui traversent de distance en distance le dedans du Corps. L’Ouverture de la mortoise d'en haut se ferme avec une coulisse bien jointe du même bois que la table; que le côté par où on la tire soit un peu plus large que l’autre bout qui ferme, on doit même y faire un petit ou deux boutons pour l'ouvrir et fermer facillement, il faut que cette ouverture soit assez grande pour découvrir toutes les chevilles, et de quoi pincer les Cordes, lorsqu'on veut les accorder.

Apres avoir consulté des Personnes plus sçavantes que moi, j'ay travaillé long tems et vainement à trouver cet accord, je désesperois de tirer avantage de cet instrument ainsi construit. mais m'estant aperçû dans une salle où l'on préparoit un Concert que plusieurs violons acordés et posés sur un Clavecin fermé, raisonnoient lorsque l'on joüoit de l'un d'eux la corde à vuide, que les Cordes du Clavecin frémissoient aussy, je compris de là, que je devois accorder toutes les cordes de la Trompette à l'unisson de la grosse Corde a vuide;/ ce qui me reüssit si bien, que quelque ton que je fasse, les cordes de laiton répondent distinctement.

La grosse Corde pour les Trompettes de 6. pieds et plus doit être d'une 4e. de basse non Filée ou de 70. a 80. boyaux, l'intelligence et l'épreuve du maître ou de l'Ecollier, sont necessaires dans le choix, on l'attache au bas de la Trompette et on l'étend jusqu'à la Teste où est une cheville de fer autour de laquelle on en assujettit le bout, cette cheville se met à droite et doit avoir à l'entrée du col une petite roüe de fer ou d'Acier avec des crans fins, contre le manche et un peu au dessous de cette Roüe, est attaché un petit valet de retenüe aussi de fer ou d'acier, qui doit se rencontrer aux Crans de lade. roüe pour la retenir, il faut que les crans soient arrondis par un côté, afin que l'on puisse tendre la Corde sans estre obligé de toucher au Valet de retenüe, qui se doit placer de lui même et auquel on ne doit porter la main que lorsqu'il faut détendre; ce roüage est si connu que je n'en diray pas d'avantage. La corde doit encore estre posée sur deux sillets d'environ demy poulce d'élevation, l'un au bas de l'instrument et l'autre au haut du manche.

II  faut que  l'étendüe  de  la  corde  soit  en  nombre  pair,  c'est  une experience que j'ai faite, il ne se doit point trouver de demy poulce à partager. par exemple, si la corde est de 6. pieds, sa moitié est de 3 pieds cela est bon, ainsi que 5. pieds 10. poulces, 8. 6. 4. etc. mais 5. pieds 11. poulces, 9. 7. 5. 3. 1. cela est mauvais, il y auroit du faux dans les tons d’en haut. on mesure la Corde d'un sillet à l'autre.


De L'Accord
On l'accorde en C. sol, ut. communément le ton est bas, mais elle à le son Plus brillant en D, la  ré, et on peut la tendre à ce ton, j'y ai fait même transposer toutes mes simphonies affin d'avoir l'agrément de concerter avec des violons, flutes et hautbois, C'est même le ton favorable de la Trompette dont je me sers qui en 1715. a êté faite à Lion par le Sr. Imbert Luttier, sa longueur totalle est de 6. pieds 4. poulces et la Corde de 5. pieds 4. poulces.
L'on peut encore acorder en E si, mi. qui esi le ton naturel de la Trompette de bouche, en prenant une corde un peu plus grosse qu'une 3e. de basse non filée et un peu plus fine qu'une 4e. ou de 60. boyaux environ et que la longueur ne passe pas 5. pieds 4. poulces. II ne faut pas se servir de Cordes trop fines même avec les plus petits instruments de Trompettes: car on n'en tireroit pas Les Sons convenables, lorsque j'en ai fait l'essai, je n'y ai trouvé que le son d'un mauvais flageolet. il est à observer, comme je l'ay deja dit, d'accorder les Cordes de laiton à l'unisson de la grosse Corde; sans cette attention, les dites Cordes seroient inutilles; elles ne résonnent bien que lorsquelles sont parfaitement d'acord, elles le tiennent long tems, lorsquelles ont pris une fois leur étendüe.

Il y a deux façons de mettre les cordes de laiton dans le Corps de la trompette. La premiere est d'être deux personnes, l' une en bas et l'autre à la teste, là elle passe par l'ouverture qui est au bas du manche une baquette un peu fendüe par le bout, dans laquelle fente est mise la corde préparée de son anneau tortillé, comme l'on fait aux cordes d'un Clavecin, que la personne d'en bas debarrasse de la baquette pour l'acrocher à l’une des pointes de fer qui y sont établies et en même tems l'autre personne qui est à l'ouverture assujettit cette même Corde à la cheville de fer correspondante à lade. pointe, ainsi de la premiere jusqu'à la derniere.
La Seconde est d'être seul, et d'avoir un petit plomb dans lequel est un petit crochet que vous mettez dans l'anneau tortillé de la corde, ensuite Vous l'introduisez dans l'ouverture du bas du manche de la Trompette que vous tenez debout, vous l'attrapez par en bas, vous décrochez le plomb, Et racrochez la corde à la pointe de fer, et l'autre bout de la Corde à la cheville aussi de fer correspondante comme dit est; cette seconde maniere est la plus longue et la moins commode.

Lorsque toutes les Cordes sont mises, il ne faut pas d'abord les acorder au ton où elles doivent arriver, l'on risqueroit de les casser, l'on doit seulement les égaller les unes aux autres dans un Ton bas, pour qu' elles puissent prendre une tension égalle, et au bout de peu de jours, on pourra les mettre d'accord au ton déterminé de la grosse corde à vuide. Ces Cordes de laiton sont ordinairement du No. 4. Les bonnes sont apellées Cordes du Nord, et viennent de la Ville de Nuremberg. pour que le bout de chaque corde ne casse point, lorsqu'on le tortille en y faisant le petit anneau, il en faut brûler environ deux doigts.


La Maniere de joüer
II faut se tenir debout, mettre le bas de la Trompette sur quelque/ chose d'élevé, comme chaises, bancs ou Tables, qu'elle soit solidement appüiée, afin quelle ne puisse glisser, en poser la teste contre l'estomac, la soûtenir ainsi ny trop ny trop peu, c'est à dire suffisament pour quelle n'échape pas, avancer la jambe gauche comme pour tirer un coup de fusil, en cette scituation la main droite qui tient l'Archet est plus dégagée ei le poulce de la main gauche qui touche la corde plus à portée d'aller et de venir et d'atteindre jusqu'au milieu d'jcelle où se trouve le plus bas ton de cet instrument, le dedans de la main doit sembler soûtenir le manche comme si l'on empoignoit, mais cependant qu' elle ne touche à rien affin quelle ait la liberté d'agir, les doigts droits sans être roides, le poulce couché de côté et touchani la corde entre le coin de l'ongle et la chair: car à plat on ne pourroit rien faire, les nottes doivent être gradüées et écrittes partie sur la table, et le Reste sur le manche de la Trompette, et c'est vis à vis d'Elles qu'il faut toucher celles dont on a besoin pour former les sons qui composent les airs qu'on a dessein d'executer; vis à vis le milieu de la Corde est le sol, un peu plus haut en retirant le poulce à soy le La, et ainsi successivement, si, ut, re, mi, fa, sol, la, Voila les distances désignées; mais il faut observer que le poulce n'abandonne pas la corde d'un son à un autre, on le doit glisser sans la quitter, et ne pousser ou retirer l'Archet que lorsqu' il est vis ä vis la notte. cependant quand il en est besoin, on peut Her deux sons par un même coup d'Archet, et ce en glissant le poulce d'une notte à l'autre pendant la durée de l'action de l'Archet, et c'est de cette façon qu'on arocule gracieusement les croches, lorsqu' on acquis un peu d'habitude.

Il en faut beaucoup pour la cadence qui est composée de deux sons, par exemple pour faire celle de l'ul, il la faut préparer au ré, et couler le poulce à l'ut, et retourner de l'ut au ré, et du ré à l'ut avec vitesse pendant ce tems ne tirer qu'un seul coup d'Archet avec propreté, avec l'exercice on en vient à bout pourvu que l'on ne se rebute pas dés les commencements, la difficulté est en ce que la main gauche qui n'est appuyee que/ du poulce, fait plusieurs mouvements et que la droite armée de l'Archet en veut faire aussi plusieurs et n'en doit faire qu'un seul.

L'on avoit autre fois une mauvaise methode pour replacer le chevalet qui se dérangeoit souvent dans les morceaux de force, comme la chasse, les bruits de guerre etc. il falloit s'interrompre et fraper ce chevalet du bout de l'archet à droit et à gauche, jusqu'à ce que le hazard l'eut remis à son point, quelque fois même l'on êtoit obligé de se transporter au bout de son instrument et de le remettre avec la main, il arrivoit dans ce déplacement des grincements qui ont rebuté bien des personnes et qui m'auroient dégouté moi même si je n'avois trouvé le moyen d'y remedier. ce Chevalet est indispensablement necessaire pour Friser sur la superficie de la Table et produire par son moyen les sons de Trompettes. il est tres difficille d'en avoir un bon et bien à son point, il faut en cela comme en bien d'autres choses de l'attention et de l'intelligence. La forme de ce Chevalet est dessinée sur la feüille cy devant.

Le Moyen donc quej'ay inventé c'est de percer avec une petitte haleine le coin de la table et de l'éclisse du côté droit vis à vis le milieu de l'intervalle du chevalet et du muffle, d'y passer une petitte corde à boyau de la grosseur d'une 3e. de violon, de l' arrester au côté de l 'éclisse par un petit noeud, de la passer vis à vis son trou autour de la grosse Corde une ou deux fois, puis l'arrester d'un noeud, revenir avec cette même corde au milieu de cette bride, là y faire un noeud coulant et l'étendre ensuitte vers la teste de la Trompette à la gauche de laquelle sera une petitte cheville de guittarre, où on l'attachera; de maniere que cette corde êtant par le bas fixfée à droite et La cheville en haut la fixant à gauche, eile croise la grosse Corde à la verité, mais on doit empêcher qu'elles ne se touchent, pour cet effet il faut que la petitte Corde croise sous la grosse, que le sillet du manche soit percé environ 3. lignes plus bas que le cran d'apui de la grosse corde, et que cette petite corde passée par ce trou et arrêttée à la cheville, soit assez elevée pour ne pas traîner sur la table, et quelle ne le soit pas trop affin quelle ne touche point à la grosse Corde.

Observez que la teste a deux chevilles, l'une de fer dont la Roüe et le valet de retenüe sont à droite, et la petite cheville de Guittaire se met à gauche, en voici la raison: lorsqu'on est à joüer et que l'on sent qu'il convient de tendre ou de détendre cette peritte corde, la main gauche qui ne tient rien, tourne ou détourne la cheville dans un clin d'oeil, au lieu qu'il faudroit de la droite quitter l'archet et le reprendre ce qui retarderoit dansl’execution.


Du Guidon
J'apelle cette peritte Corde le Guidon, parce que c'est elle qui gouverne le Chevalet. en la tendant à son juste point elle fait frémir le chevalet et forme les sons de Trompette, en la détendant eile l'assourdit. C'est dans cette sçituation que j'imite la flute traversiere, et que je joüe des airs tendres qu'on croiroit ne pas convenir à cet instrument, et qui y sont cependant tres agréables, lorsqu'on est parvenu à un degré d'habitude et de propreté; j'ai amusé et étonné des personnes de la premiere condition et autres, connoisseures et de goût, non seulement avec des morçeaux d'execution, mais en joüant avec délicatesse des brunettes, comme l'autre jour ma Cloris, Assis sur l’herbette etc. Les Echos ont aussi causé de l'admiration, mais j'en suis redevable à la maniere d'organiser dont j'ay parlé cy devant.

Je fais encore une observation sur le Chevalet, cette piece est trop principalle pour devoir rien obmettre, sa forme est donc dessinée cy devant, la grosse Corde est élevée sur le pied d'jceluy qui est posé dans le milieu de La table et a environ 3.poulces du sillet d'enbas, sa queüe est à gauche, sous ce pied seulement il faut mettre de la colaphanne en poudre pour l'empescher de glisser et avoir grande attention qu'il ny en ait pas sous la queüe qui doit estre toujours nette et polie sans quoy elle ne friseroit point et ne formeroit pas les sons de Trompettes.

J'aime avec tendresse cet instrument et c'est avec douleur que je le vois, pour ainsi dire, mourir avec moy. j'en ai subsisté avec aisance à Lion pendant plusieurs années, j'y ai fait de bons Ecoliers, mais trop riches pour en faire à leur tour, et peut être occupez/ à des affaires trop importantes pour y passer leur tems; en Allemagne j'y ai trouvé d'habilles Musiciens pour lire la musique et l'executer avec précision, mais point de goût ny d'expression; la Trompette Marine en demande beaucoup, sans cela elle est bornée à imiter quelques airs de trompettes de bouche et l'on ne peut parvenir à joüer, en Concerts, des opera, et à amuser par des varietez de sons et de jeu des Gens d'un vrai discernement, comme je l'ay fait.

La Providence, pour me faite expier mes fautes passées, a fixé mon modique êtablissement dans une province d'Allemagne, où les peuples pour la pluspart ne captivent pas la bienveillance des françois, où les Valets sont Musiciens, où les Maîtres écoutent avec indifference, peut être même sans entendre, où les plus beaux spectacles sont par eux désertez et ne subsisteroient pas sans Les/ Troupes Militaires du Roy, où enfin je n'ay d'agrément qu'avec un tres petit nombre de mes Confreres françois, qui comme moy n'abaissent point la musique jusqu' à l'associer avec la livrée.

De sorte qu'indigné de n'avoir pû élever un second moi même pour faire revivre cette pauvre Trompette Marine, je la dépose et legue à Mes Anciens Biensfaiteurs Messieurs les Academiciens de Lion auxquels j'adresse ce Memoire; je les suplie de la cultiver, de reveiller l’envie d'en joüer à mes ecoliers, s'il s'en trouvoit encor quelques uns, et de tâcher quelle ressuscite apres moy.

Mon grand âge m'annonce une fin prochaine, mais l'espoir quej'ai en cet écrit et l'abbandon que je fais de ma Trompette bien aimée à cette Célebre Academie avec mes Livres de musique, me consolent beaucoup, peut être, dis je en moy même, qu'en laissant là des marques d'une juste reconnoissance, j'y fais revivre un instrument qui a fait si long tems l'objet de mes occupations, suffi à mes besoins et à mes plaisirs, et qui seroit seurement plus estimè, s'il êtoit plus connu.


Abhandlung über die Trompette marine


Über die Kunst dieses Instrument
ohne Lehrer spielen zu lernen.

Von Jean Baptiste Prin, Tanzmeister
in Paris und Musiker
der Stadt Strasbourg.

Gewidmet den Mitgliedern der berühmten
Konzert-Akademie der Stadt Lyon


An die Liebhaber der Trompette marine
Aufgrund der dringenden Bitten einiger meiner Freunde habe ich mich entschlossen auf meine alten Tage diese kleine Abhandlung über die Trompette Marine zur Erscheinung zu bringen, mit deren Hilfe man deren Spiel auch ohne Lehrer erlernen kann, und in welcher Konstruktion, Form und Proportionen des Instrumentes beschrieben sind. In Lyon bin ich schon seit langer Zeit sowohl für mein Spiel bekannt, als auch dafür, dieses Instrument perfektioniert zu haben, indem ich die Mittel erfunden habe, ihm die Strahlkraft einer geblasenen Trompete, die Weichheit einer Traversflöte und die Harmonie eines Cembalos zu verleihen. Es wird meiner Meinung nach sehr zu Unrecht so vernachlässigt und sogar verachtet.

Zu Beginn eine kleine historische Betrachtung über seine Ursprünge (ohne allerdings ausschweifen zu wollen) gefolgt von den von mir gefundenen Zitaten. Ich möchte nur das mitteilen was ich selbst in meiner mehr als 50-jährigen Beschäftigung mit diesem Instrument gelesen, gesehen und gelernt habe.


Über den Ursprung des Instruments
Es ist nicht sicher, wo das Instrument erfunden wurde. Die Meisten sagen, es sei in Deutschland gewesen, basierend auf der Tatsache, dass diese Nation bis heute sehr erfindungsreich ist, was Musikinstrumente betrifft, und in vielen ihrer Bücher vom Monochord als einem sehr alten Instrument die Rede ist. Diese Meinung stimmt auch weitgehend mit der Herrn Melon’s von der Akademie Bordeaux überein, welche dieser in einer kleinen, ihm zugeschriebenen Broschüre geäussert hat, die im Jahr 1718 in Paris erschienen ist. Die Deutschen, sagt er, haben das Monochord seit über 400 Jahren gespielt, aber leider weiss man nichts über seine Bauweise. Es kann sich nur um ein sehr unvollkommenes Instrument gehandelt haben, da eine einzelne Saite durch ihre Teilung nur eine begrenzte Anzahl von Tönen und überhaupt wenig Abwechslung hervorbringen kann. Dieses Büchlein enthielt noch unendlich viele lehrreiche Dinge über andere Instrumente die jedoch nicht in diese Abhandlung gehören. In Marseille haben mir sehr gelehrte Personen versichert, dass das Monochord sogar älter als die Harfe ist und die Afrikaner eine sehr unvollkommene Vorform desselben haben.

Sie nehmen einen Stock oder eine dicke Latte mit einem Umfang von 4-5 Zehen (des Königs) (10.8-13.5 cm) und einer Länge von 6-7 Füssen (des Königs) (195-227 cm), befestigen eine Darmsaite oder gewachste Schnur mit einer entsprechenden Stärke an beiden Enden. Mit Kraft formen sie einen Bogen, so dass die Saite in der Mitte ungefähr einen Fuss (32,4 cm) vom Holz entfernt ist. Wenn dies getan ist, binden sie zwei dünne Schüre zu einem Kreis, an welchen jeweils eine halbe getrocknete Kalebasse in Form einer Kalotte und mit der Grösse eines Kopfes befestigt ist. Sie machen ein kleines Loch in die Mitte dieser Kalotte, durch das sie die doppelte Schnur ziehen, so dass der Knoten der beiden Enden am Boden zu liegen kommt. Dort befestigen sie noch ein kleines Querholz, nicht nur um den Knoten am Durchrutschen zu hindern, falls das Loch grösser würde, sondern da es zum Stimmen notwendig ist. Danach öffnen sie die doppelte Schnur und schieben sie über den Stock und die dicke Saite, teilen diese dadurch in drei Teile und binden sie fest. So bekommen sie einen perfekten Akkord wie er unten aufgezeichnet ist.

Musikbogen_350

Manchmal verwenden sie zwei Kalebassen,
eine über der anderen, eine klein, eine gross.


Um dieses rustikale Instrument zu spielen, hält man es mit der linken Hand in der Mitte des Stockes, stützt die Kalebasse gegen den Bauch und die rechte Hand schlägt mit einem kleinen Stöckchen darauf. Man sagt, dass die Afrikaner sich beim Singen verschiedener Lieder damit sehr kunstvoll und genau begleiten.

Auch dies führt uns aber noch nicht wirklich zur Entdeckung der Trompette Marine. Die Deutschen haben hierzu wohl als erste beigetragen. Das Monochord wurde dort aus Platte oder einem Brett von 6-7 Fuss (195-227 cm) Länge gebaut, auf welches eine einzelne Saite gespannt wurde, die auf zwei Leisten mit einer Höhe von ungefähr einem Daumen (27 mm) zu liegen kam. Die Teilung dieser Saite erfolgte fast auf die gleiche Art und Weise, wie wir sie heute bei der Trompette Marine kennen. Als ich es allerdings ausprobierte, konnte ich nur einen sehr dumpfen Klang einer leeren vierten Saite eines Basses hören. Trotzdem ist es wohl das einzige Instrument, das den Ursprung der Trompette Marine darstellen könnte.

Man spielte es ehemals mit einer Hand. Die andere führte einen halbmondförmigen Steg, der verschiedene Tone erzeugte, von der Mitte der Saite bis zu einem ihrer Enden. Aber der Gebrauch eines beweglichen Steges wurde als so schwierig und langsam empfunden, dass der Daumen eingeführt wurde, und die Saite, von dem Steg befreit, leicht gegen die Platte schlug und einen, zwar noch unvollkommenen Trompette-Klang erzeugte. Nach dieser Entdeckung konstruierte man Monochorde und Trompettes marines aus drei Brettern in dreieckiger Pyramidenform, welche von einem Kopf mit Wirbelkasten abgeschlossen wurde. Das ganze Instrument war ungefähr 6 Fuss (195 cm) lang. Ich habe in den alten Schlössern von Lyon und Bresse zahlreiche ähnliche Exemplare gefunden, die laut den Etiketten ihrer Erbauer über 200 Jahre alt waren. Ich könnte nicht sagen, wann die Trompettes mit 5 und 7 Spänen erfunden wurden. Ich weiss nur von dem Engländer, der mich unterrichtete, dass er die dreieckigen Instrumente kannte, sie aber einen näselnden Ton hatten, und dass diejenigen mit 7 Seiten einen viel angenehmeren Klang haben. Nachdem ich nicht die Mühe auf mich genommen habe, die Instrumente, die ich gefunden hatte, zu besaiten, und diese sowieso schon ein bisschen morsch waren, gebe ich hier nur die Aussage meines Lehrers wieder, der diese gespielt hat.


Wie das Instrument nach Frankreich gebracht und Trompette marine genannt wurde
Es gibt in Deutschland mehrere Universitäten, deren Studenten grosse Anhänger der Musik sind, und diese ihre einzige Erbauung ist. Man kann im Grossen und Ganzen sagen, dass dort alle auf der Welt existierenden Instrumente gespielt werden. Ein grosser Teil der Studierenden  kann seinen Lebensunterhalt während der Kurse und Studien nur durch die mildtätigen Gaben bestreiten, die er durch das abendliche Spiel vor den Türen der Bürger und reichen Studenten bekommt. Sie treten dort in Ensembles auf und spielen Musik nach ihrem Geschmack. Zu diesem Zweck war die Trompette Marine, die man auch gut von Ferne hört, und die angenehm in der Nacht ist, besonders zusammen mit Oboen und anderen sonderbaren Instrumenten, abwechselnd und zusammen gespielt, eine Zeit lang sehr beliebt. Da an diesen Universitäten alle Nationen vertreten sind, waren es wohl holländische und englische Studenten, die den Gebrauch der Trompette in ihre Heimatländer brachten. Sie spielten auf ihren Schiffen, und liessen sich in den verschiedenen Häfen hören, in welchen sie ankerten. Die französischen Seeleute liessen sich vom Spiel auf der Trompette derart fesseln, dass sie binnen kurzem ihre Nachbarn im Spiel desselben überflügelten. Sie gaben ihr den Beinamen “marine” und waren auch die letzten, die sie noch spielten. Sie beschränkten sich nicht nur darauf, auf Schiffen zu spielen, sondern auch an Flüssen, in Wäldern, Schlössern, Landhäusern und oft sogar in Städten. Nachdem die Trompette marine  einige Zeit so in Mode war, ist sie jedoch in Vergessenheit geraten. Ich glaube aber - verzeiht mir diese Eitelkeit - wenn sie immer so gut gespielt worden wäre, wie ich es vermag, wäre sie heute nicht vergessen. Die Unvollkommenheiten, mit welchen man sich herumschlagen musste, das Verrutschen des Steges, das Kratzen des Bogens und die Schwierigkeiten der üblen Launenhaftigkeit des Instruments, der man ohne die von mir erfundenen Hilfsmittel ausgeliefert war, haben diesen Abscheu hervorgerufen. Ich würde sogar sagen, dass sich die Überlegenheit meines Lehrers, und aller, die vor mir sehr gut gespielt haben, darin zeigte, mit grosser Geschicklichkeit diese vielen Hindernisse überwunden zu haben. Es ist aber auch wahr, dass sie nicht immer dazu in der Lage waren. Erlauben sie mir noch dies zu sagen: Molière machte seinen “Bourgeois gentilhomme” lächerlich, als er ihn bei der Planung eines Konzerts nach einer Trompette marine als einem “harmonischen Instrument” fragen liess. Ich glaube jedoch, demselben Herrn Molière wäre das Lachen vergangen, wenn er mich meinen Part in den besten Sinfonieorchestern Frankreichs spielen gehört hätte.


Konstruktion und Proportionen
Schlussendlich kann ich sagen, dass die Trompette Marine am besten aus 7 Ahornspänen besteht. Die Späne sind ungefähr einen Strich und 8 Punkte (3,7 mm) dick. Die Decke sollte am unteren Ende einen Fuss (32,5 cm), und am oberen 6 Daumen (16,2 cm) breit sein. Die Länge des Corpus beträgt 4 Fuss (130 cm) und wird durch einen Hals von 2 Fuss (65 cm) Länge und einen Kopf mit ausgestemmten Wirbelkasten von ca. einem halben Fuss (16.2 cm) Länge ergänzt. All dies kann man in der vorausgehenden Zeichnung sehen.

Prin_Trompette-marine-Plan

Übereine besondere Art die Trompette marine einzurichten
Dies ist meine eigene Erfindung: Vor dem Verleimen der Decke, oder während der Konstruktion des Instrumentes sollte in den unteren Teil des Halses, der auch der Oberklotz ist, ein ungefähr 2 Daumen (5,4 cm) tiefes Kästchen, so breit wie der Corpus und mit einer Länge von 4 Daumen (10,8 cm) oder mehr - falls notwendig - gestemmt werden. Hier werden  Eisenwirbel wie bei einem Cembalo eingesetzt und in drei Reihen, eine über der anderen, angeordnet und mit 21 oder 24 Messingsaiten bespannt. Die Saiten müssen die Länge des Corpus der Trompette haben und sind am unteren Ende an Stiften im Rahmen eingehängt. Alles genau so wie bei einem Cembalo. Im Wirbelkasten muss man noch einen kleinen Steg von ungefähr einem halben Daumen (13,5 cm) Höhe und am unteren Rahmen einen Steg von einem Daumen (27 cm) Höhe anbringen. Immer darauf achtend, dass die Saiten nicht zu nahe an die Balken kommen, welche in verschiedenen Abständen die Decke im Inneren queren. Die Öffnung des oberen Wirbelkastens wird mit nahtlos eingefügten Schiebetürchen aus demselben Holz wie die Decke geschlossen. Die Seite, an der man diesen Schieber herauszieht, sollte etwas breiter sein als diejenige, bei welcher man schliesst. Man könnte auch noch einen oder zwei kleine Knöpfe anbringen, um leichter öffnen und schliessen zu können. Die ganze Öffnung muss letztendlich gross genug sein, um alle Wirbel aufnehmen zu können und das Anzupfen der Saiten zum Stimmen zu ermöglichen.

Nachdem ich schon viele weisere Männer als ich es bin konsultiert hatte, musste ich noch lange und vergeblich suchen, bis ich die richtige Stimmung für diese Saiten gefunden hatte. Ich hatte schon die Hoffnung aufgegeben einen Vorteil aus der obigen Konstruktion ziehen zu können. Als ich aber in einem Saal, in welchem für ein Konzert geprobt wurde, sah, wie mehrere Violinisten neben einem geschlossenen Cembalo ihre Instrumente stimmten, und beim Streichen der leeren Saiten die Saiten des Cembalos ebenfalls in Schwingung gerieten, verstand ich, dass ich alle Resonanzsaiten der Tromba Marina im Unisono mit der Spielsaite einstimmen muss. Das Ergebnis war sehr überzeugend, da die Messingsaiten bei jedem Ton, den ich spielte deutlich resonierten.

Die dicke Spielsaite sollte bei einer Trompette mit 6 Fuss Länge [1949 mm] eine unumsponnene 4. Saite eines Basses sein, oder aus 70 - 80 Därmen bestehen. Sachverstand und sorgfältige Prüfung von Seiten des Lehrers oder Schülers sind für die Auswahl derselben vonnöten. Man befestigt sie am unteren Ende der Trompette und führt sie bis zum Kopfe. Hier befindet sich ein Eisenwirbel, auf welchen das Saitenende gewickelt wird. Dieser Wirbel wird auf der rechten Seite angebracht, und muss ein am Wirbelkasten anliegendes kleines Rad aus Eisen oder Stahl mit feinen Zähnen haben. Etwas unterhalb dieses Zahnrades ist am Hals eine kleine Sperrklinke ebenfalls aus Eisen oder Stahl montiert. Diese rastet in die Zähne des oben genannten Rades ein, um es zurückzuhalten. Die Zähne sollten auf einer Seite abgerundet sein, damit man die Saite spannen kann ohne die Sperrklinke berühren zu müssen. Sie sollte von selbst halten, und nur bedient werden müssen um sie zu lösen. Dieses Räderwerk ist so bekannt, dass ich nun nicht mehr von seinen Vorteilen sprechen will. Die Spielsaite sollte über zwei Sättel von ungefähr einem halben Daumen [13,5 mm] Höhe laufen. Einer am unteren Ende des Instruments und der Andere oben am Hals.

Es ist so, dass die Länge der Saite geradzahlig sein sollte. Dies ist eine Erfahrung, die ich gemacht habe. Eine Teilung sollte am Ende keinen halben Daumen ergeben. Zum Beispiel: Wenn die Saite 6 Fuss (1949 cm) lang ist, beträgt die Hälfte 3 Fuss, das ist gut. Genauso 5 Fuss 10 Daumen, 8, 6, 4 etc. Aber 5 Fuss 11 Daumen, 9, 7, 5, 3, 1 ist schlecht. Die hohen Töne würden falsch. Man misst die Saite übrigens von einem Sattel zum anderen.


Von der Stimmung
Man stimmt auf C, sol,ut. Gemeinhin ist der Stimmton so tief, aber der Klang ist brillanter in D, la, re, und man kann sie bis zu diesem Ton hochstimmen. Ich selbst habe alle meine Sinfonien in dieser Weise transponiert, um so das Vergnügen zu haben mit Violinen, Flöten und Oboen zu konzertieren. Dies ist auch der bevorzugte Stimmton derjenigen Trompette die ich selbst spiele. Sie wurde 1715 in Lyon von dem Instrumentenbauer Herrn Imbert gebaut. Die Gesamtlänge beträgt 6 Fuss, 4 Daumen (205,7 cm) und die Saitenlänge 5 Fuss, 4 Daumen (173,2 cm).
Man kann die Trompette auch noch in E, si, mi stimmen, welches der normale Stimmton der geblasenen Trompete ist. Die Spielsaite muss dann etwas dünner sein, eine unumsponnene 3. Saite eines Basses (die etwas dünner als die 4. ist und aus ungefähr 60 Därmen gemacht ist). Die Länge sollte in diesem Fall 5 Fuss, 4 Daumen (173,2 cm) nicht überschreiten. Man sollte keine zu dünnen Saiten verwenden, auch für die kleinsten Trompettes nicht, da mit diesen kein befriedigender Klang erzeugt werden kann. Als ich den entsprechenden Versuch macht, bekam ich nur den Klang eines schlechten Flageoletts. Sehr wichtig ist, wie ich schon sagte, die Messingsaiten im Einklang mit der Spielsaite zu stimmen. Ohne dies wären die genannten Saiten nutzlos. Sie resonieren nur gut, wenn sie perfekt gestimmt sind, und sobald sie einmal endgültig gedehnt sind, halten sie sehr lange.

Es gibt zwei Methoden, die Messingsaiten im Corpus aufzuspannen. Für die Erste braucht man zwei Personen: eine unten, eine oben. Diese schiebt einen auf einer Seite geschlitzten Stab durch die Öffnung am Halsfuss. In den Schlitz wird die mit einer gedrehten Schlinge vorbereitete Saite eingehängt, genau so, wie man es bei einem Cembalo macht. Die Person am unteren Ende löst die Saite vom Stock und hängt sie an einen der Eisenstifte, die hier angebracht sind. Gleichzeitig befestigt die Person an der oberen Öffnung diese Saite am korrespondierenden Metallwirbel am oben genannten Ort. Dies der Reihe nach vom ersten bis zum letzten.
Die zweite Methode wendet man an, wenn man alleine ist: Man braucht dazu ein kleines Bleistück mit einem Häkchen, das man in die gedrehte Saitenschlinge einhängen kann. Dann schiebt man es durch die Öffnung am Halsfuss der aufrecht gehaltenen Trompette. Unten fängt man es auf, hängt das Bleigewicht aus und hängt die Saite auf den Eisenstift. Das andere Ende der Saite kommt wieder an den oben genannten dazugehörigen Eisenwirbel. Diese zweite Methode dauert länger und ist unbequemer.

Wenn schlussendlich alle Saiten aufgespannt sind, sollte man sie zuerst nicht ganz bis zu der Tonhöhe stimmen, die sie erreichen sollen. Man riskiert sonst, dass sie reissen. Man sollte sie nur eine nach der anderen auf einem niedrigeren Stimmton einander angleichen, damit sie die gleiche Spannung annehmen können. Nach Ablauf einiger Tage kann man sie dann auf die endgültige Tonhöhe der Spielsaite einstimmen. Die Messingsaiten sind gewöhnlicherweise in der Stärke Nr. 4. Die Guten werden “Cordes du Nord” genannt und kommen aus der Stadt Nürnberg. Damit die Saiten nicht an ihren Enden reissen, sollte man sie dort, wo sie verdrillt sind, um eine Schlaufe zu bilden auf einer Länge von zwei Fingern glühen.


Über die Spielart
Man stelle sich aufrecht hin, stütze das untere Ende der Trompette gegen einen erhöhten Gegenstand wie einen Stuhl, eine Bank oder einen Tisch, damit es nicht wegrutschen kann. Man stützt den Kopf des Instrumentes gegen den Magen, um es so weder zu aufrecht, noch zu flach zu halten. Den linken Fuss stellt man nach vorne, wie wenn man mit einem Gewehr schiesst. In dieser Position ist die rechte Hand, die den Bogen hält, viel freier, und der Daumen der linken Hand, der die Saite berührt, hat eine grössere Reichweite, um auch die Mitte der Saite zu erreichen, wo man den tiefsten Ton des Instrumentes findet. Die Handfläche sollte scheinbar den Hals halten, wie wenn sie ihn ergreifen würde. Aber tatsächlich berührt sie ihn nicht, um Bewegungsfreiheit zu haben. Die Finger gerade, ohne steif zu sein, der Daumen liegt auf seiner Seite und berührt die Saite zwischen der Ecke des Nagels und dem Fleisch, denn mit dem flachen Daumen könnte man nichts ausrichten. Die Noten sollten teils auf der Decke, der Rest auf dem Hals der Trompette eingeteilt und beschriftet werden. Genau gegenüber sollte man diese berühren, um die Töne zu spielen, aus welchen die Stücke bestehen, die man exerzieren möchte. Gegenüber der Mitte der Saite ist das g, den Daumen zurückziehend findet man etwas höher das a und dann der Reihe nach h, c, d, e, f, g, a. Voilà, dies sind die angezeichneten Abstände. Aber man sollte beachten, dass der Daumen die Saite zwischen zwei Tönen nicht verlässt, er sollte auf ihr gleiten, ohne den Kontakt zu verlieren, und erst einen Auf- oder Abstrich machen, wenn er gegenüber der Note ist. Jedoch wenn es notwendig ist, kann man zwei Töne mit demselben Bogenstrich zusammenbinden, indem man während der Dauer der Bogenaktion mit dem Daumen von einer Note zur anderen gleitet. Auf diese Art werden die Achtel anmutig artikuliert, sobald man etwas Übung darin hat.

Viel Übung braucht es für den Triller, der sich aus zwei Noten zusammensetzt. Zum Beispiel einen Triller auf c muss man mit dem d vorbereiten, mit dem Daumen zum c gleiten, vom c wieder zum d zurückkehren und vom d wieder zum c. Das Ganze während eines einzigen sauberen Bogenstrichs. Durch Üben wird man dies meistern, wenn man nicht schon zu Beginn aufgibt. Die Schwierigkeit dabei ist, dass die linke Hand, die nur mit dem Daumen aufliegt, mehrere Bewegungen macht, während die mit dem Bogen bewaffnete Rechte auch mehrere Bewegungen machen möchte, aber nur eine einzige machen sollte.

In früheren Zeiten hatte man nur eine schlechte Methode, um den Steg zurückzustellen, der sich in lauten Stücken wie Jagdstücken und Schlachtenmusiken etc. oft  verschiebt. Man musste unterbrechen und den Steg mit der Spitze des Bogens nach rechts oder links schlagen, bis er zufällig an seinen Platz zurückrutschte. Manchmal war man sogar gezwungen, sich ans Ende seines Instrumentes zu begeben und ihn per Hand zurückzustellen. Dieses Verschieben erzeugte ein Knirschen, das viele Leute abschreckte, und das mir selbst das Spiel verleidet hätte, wenn ich nicht ein Heilmittel dafür gefunden hätte. Der Steg ist unverzichtbar notwendig, um auf der Decke zu vibrieren, und dadurch den Trompetenklang zu erzeugen. Es ist sehr schwierig einen guten Steg zu haben, der auch noch an der richtigen Stelle steht. Es ist dies - wie andere Dinge auch - eine Sache der Aufmerksamkeit und Intelligenz. Die Form des Steges habe ich auf das vorige Blatt gezeichnet.

Das von mir erfundene Mittel besteht also darin, mit einer kleinen Ahle ein Loch in die Ecke von Decke und rechter Zarge zu bohren. Dies genau gegenüber der Mitte zwischen Steg und Untersattel. Durch dieses Loch steckt man eine dünne Darmsaite von der Stärke einer 3. Geigensaite, welche auf der Zargenseite durch einen kleinen Knoten gehalten wird. Dann bindet man eine ebensolche ein oder zwei Mal um die Spielsaite und befestigt sie mit einem Knoten. Man führt die erste Saite durch diese Schlaufe um so einen gleitenden Knoten zu erhalten, um sie dann Richtung Kopf der Trompette zu spannen. Dort befindet sich links ein Gitarrenwirbel, an welchem man sie befestigt. Diese Saite ist unten auf der rechten Seite befestigt, der Wirbel oben jedoch links. Aber man muss verhindern, dass sie sich berühren. Deswegen muss die dünne Saite unter der dicken kreuzen indem man durch den Obersattel ein Loch bohrt, welches sich ungefähr 3 Linien (7 mm) unter der Auflagekerbe der Spielsaite befindet. Die dünne Saite wird durch dieses Loch geführt und am Wirbel befestigt. Sie muss hoch genug sein, um nicht die Decke, und tief genug, um nicht die Spielsaite zu berühren.

Beachtet, dass sich im Kopf zwei Wirbel befinden. Ein eiserner mit Zahnrad und Sperrklinke rechts, und der kleine Gitarrenwirbel links. Der Grund ist folgender: Wenn man gerade am Spielen ist und bemerkt, dass es angebracht wäre die dünne Saite zu spannen oder zu entspannen, kann man mit der linken Hand, die nichts halten muss, den Wirbel auch in einem Moment drehen, in welchem die Rechte den Bogen ablegen und wieder aufnehmen müsste, was das Spiel verzögern würde.
              

Über den Guidon
Ich nenne diese dünne Saite den “Guidon”, da dieser den Steg kontrolliert. Er hält ihn an seinem richtigen Platz und lässt den Steg mit einem Trompeten-Klang vibrieren. Wenn man ihn entspannt, verstummt dieser. Auf diese Art imitiere ich eine Traversflöte und spiele zarte Airs, von welchen man nicht glauben würde, dass sie für dieses Instrument geeignet wären. Die jedoch sehr angenehm sind, sobald man ein gewisses Mass an Gewohnheit und Sauberkeit erreicht hat. Ich habe Standespersonen und andere, welche die Kunst liebten und Geschmack hatten, mit meinem Spiel unterhalten und in Erstaunen versetzt. Dies nicht nur mit Vortragsstücken, sondern auch durch das delikate Spiel von Brunettes wie: “L’autre jour ma Cloris, assis sur l’herbette” etc. Auch Echostücke waren ein Grund zur Bewunderung. Aber all dies verdanke ich der oben beschriebenen Art, das Instrument einzurichten.

Ich möchte noch eine Anmerkung zum Steg machen. Dieser ist zu wichtig, um ihn zu vernachlässigen. Seine Form habe ich oben aufgezeichnet. Die dicke Spielsaite liegt auf demjenigen Stegfuss auf, der in der Mitte der Decke und ca. drei Daumen (8,1 cm) vom Untersattel entfernt steht. Der Schnarrfuss (Schwanz) zeigt nach links. Nur unter den ersten Fuss kann man etwas Kolophonium in Pulverform geben. Man muss aber aufpassen, dass nichts davon unter den Schnarrfuss kommt, welcher immer sauber und poliert sein muss, da er sonst nicht richtig vibriert und keinen Trompetenklang erzeugt.

Ich liebe diese Instrument zärtlich, und es macht mich traurig - es sozusagen - mit mir sterben zu sehen. Ich haben meinen Lebensunterhalt während mehrerer Jahre mit Leichtigkeit verdient. Ich hatte hier gute Schüler, die aber vielleicht zu reich waren, um diesen Weg weiterzugehen, oder vielleicht zu beschäftigt mit wichtigeren Dingen, um ihre Zeit mit Üben zu verbringen. In Deutschland habe ich geschickte Musiker getroffen, welche die Musik mit Präzision lesen und ausführen konnten. Dies aber weder mit Geschmack noch mit Ausdruck. Der Guidon ist sehr wichtig für die Trompette marine. Ohne diesen ist sie darauf beschränkt, irgendwelche Stücke für die geblasene Trompete zu imitieren und man wird es nie schaffen, in Konzerten und Opern zu spielen, und mit verschiedensten Klängen und Spielarten Leute mit wahrer Unterscheidungskraft zu unterhalten, wie ich es getan habe.

Um mich für meine Sünden büssen zu lassen, hat mich das Schicksal in eine Provinz Deutschlands verschlagen, wo man den Franzosen grösstenteils nicht sehr wohlgesinnt ist, wo die Lakaien auch die Musiker sind, wo die Lehrer schlecht zuhören oder vielleicht sogar taub sind. Wo die schönsten Aufführungen verlassen sind und ohne die königlichen Truppen nicht fortbestehen könnten. Wo ich mich schlussendlich nur mit einer kleinen Anzahl meiner französischen Kollegen vergnügen konnte, die wie ich die Musik nicht so weit erniedrigten, dass sie sie mit einer Uniform verbanden.

Ich bedaure es sehr, dass ich nicht einen Zwilling meiner selbst heranziehen konnte, um die arme Trompette marine wiederbeleben zu können. Ich hinterlege und vermache sie meinen alten Wohltätern, den Herren von der Akademie Lyon, denen ich diese Memoiren widme. Ich bitte demütig, sie in Ehren zu halten, um die Lust meiner Schüler am Spiel wiederzuerwecken, falls sich doch noch einer finden sollte, und zu versuchen sie nach meiner Zeit neu zu beleben.

Mein hohes Alter kündigt mir ein baldiges Ende an, aber die Hoffnung, die ich in dieses Manuskript, und das Vermächtnis meiner geliebten Trompette an die berühmte Akademie zusammen mit meinen Notenbüchern setze, tröstet mich sehr. Vielleicht - sagte ich zu mir selbst - ist es ja möglich durch das Zurücklassen dieses Zeichens einer tiefen Kenntnis ein Instrument wiederzubeleben, mit welchem ich mich lange beschäftigt habe. Das meine Bedürfnisse und mein Vergnügen befriedigte, und das wahrlich mehr geschätzt würde, wenn es nur bekannter wäre.

 

 

 

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