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Delusse, Christophe (1713 - ~1789): Contrebasse de hautbois/cromorne

 


Delusse, Christophe (1713 - ~1789): Contrebasse de hautbois/cromorne

GE-00176

Contrebasse de hautbois/cromorne



1750-1800

1760

1789

Frankreich

Paris

Paris, Musée de la musique (Cité de la musique)

E. 150 (C. 459)

Marque: estampille « C (couronné) . DELUSSE »
L. 2, 04 m. (sans le bocal)
Cet instrument possède les caractéristiques structurelles d’un hautbois (perce cylindrique associée à une anche double). Il est constitué de quatre éléments emboîtables en bois (érable ?) et d’un bocal en cuivre de 68 cm. de long, sur le modèle de celui du basson.
Il est doté de 9 clés, réparties de la façon suivante :
Corps supérieur : face antérieure, clés d’extension pour les trous de jeu 1 et 3 ; face postérieure, clé de liaison, clé de sol#.
Corps central et manchon de ravalement : face antérieure, clés d’extension pour les trous de jeu 4 et 6, clés de mib et do ; face postérieure, clé de si/sib.
Bocal : L. 68 cm., diamètre extérieur d’entrée 11,5 mm. Nota Bene : compte tenu du diamètre d’entrée, trop important pour y enfoncer une anche, on peut supposer que ce bocal était plus long à l’origine, les stries pratiquées sur le métal pouvant alors indiquer l’emplacement d’un raccord pour la partie manquante.

Commentaire:
Il s’agit d’un des deux exemplaires connus de contrebasses de hautbois, l’autre étant du facteur Johann Conrad Heise, conservée à Kürnbach en Allemagne. L’estampille « C.DELUSSE » est celle de Christophe Delusse (1713- après 1789), facteur d’instruments à vent actif à Paris à la fin du XVIIIe siècle.
Cet instrument correspond, par ses caractéristiques, au modèle de « cromorne » représenté en 1761 dans le Notionnaire de Garsault (Garsault, 1761, p. 658, pl. XXXVI), qui le nomme également « contrebasse du hautbois », précisant qu’il était utilisé autrefois pour renforcer les basses dans les grands chœurs. Cette utilisation est d’ailleurs confirmée par l’Almanach Musical de 1781 :
M. Luce a fait aussi une Contre-Basse de Hautbois. Cet instrument fait beaucoup d’effet dans un grand orchestre. M. Marchand, Basson de l’Opéra, s’en est servi six mois à ce spectacle. Le prix de la Contre-Basse de Hautbois est de 100 livres.
Le bassoniste dont il est ici question est « Marchand le fils », également nommé le Marchand ou Lemarchand. D’abord « basson et tambourin » au théâtre italien de Paris, il fut ensuite reçu à l’Académie royale de musique en 1757 « tant comme basson que pour jouer du tambourin », fonction qu’il exerça jusqu’à sa retraite en 1781. Il est par ailleurs mentionné en 1760 parmi les « maîtres de musique », enseignant le « tambourin de basque et provençal », instrument pour lequel il composa plusieurs recueils. Enfin, il exerça également la profession d’« éditeur et marchand de musique » entre 1771 et 1781.

Photos (Thomas Drescher/Vincent Robin):
1. vue générale
2. observation avec Olivier Cottet (25.09.07)
3. estampille
4. corps supérieur face antérieure
5. corps supérieur face postérieure
6. corps central face antérieure
7. corps central face postérieure
8. clé de mib
9. trou sib et cheville
10. cheville sib
11. clé de sib/si
12. pavillon
13. bocal
14. détail bocal.


Musikinstrument

Holz

204.0

Un plan de cet instrument, réalisé par Frank P. Bär est conservé au musée de la musique de Paris (cote : DG/988.9.1).

Grande Ècurie, Cromornes, Hautbois

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