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Histoire de la milice française

Tome I,  S. 533-539: "CHAPITRE XI Des Trompettes, des Tambours, des Tymbales, des Fiffres, des Haut-bois. Ces Instrumens qui servent à animer les Soldats dans les batailles, dans les combats & dans les assauts, à regler leurs marches, leurs évolutions, leurs retraites & quelquefois à faire des especes de concerts militaires; ces Instrumens, dis-je, sont si connus, qu’il n’est pas nécessaire de s’y arrêter longtemps. Les Trompettes, en comprenant sous ce nom les Cors & les autres Instrumens qu’on embouche de quelque figure ou matiere qu’elles ayent été, sont aussi anciennes que la Guerre. […] Ils s’en servoient dans l’Infanterie aussi-bien que dans la Cavalerie. La figure qu’elles ont maintenant n’est pas fort ancienne. Celles dont on se servoit du tems de Louis XII, comme on le voit par les bas-reliefs de son Tombeau, étoient sans potences, & il y en a d’une figure particuliere. Aujourd’hui à la Guerre dans les Troupes de France. Il y a diverses manieres de sonner la Trompette. Les principales sont premierement le bouteselle pour avertir les Cavaliers de se tenir prêts: le second à cheval, pour monter à cheval: les autres sont la marche: l’appel pour redresser les Troupes, quand elles se perdent la nuit dans une marche, ou pour se faire reconnoître; la charge quand il est question de combattre; la retraite, quand il faut se retirer; le Guet, aussi tôt que l'ordre est distribué; la sourdine, quand il faut marcher à petit bruit. Si l’on est curieux de voir ces diverses manieres de sonner la Trompette exprimées par des notes de Musique, on les trouvera à la fin du Livre du Service de la Cavalerie de Monsieur le Coq Madeleine Lieutenant Colonel de Cavalerie. Il y a des Trompettes dans toutes les Compagnies de Cavalerie. Le Trompette porte la livrée du Prince ou du Colonel dont les Armes sont ordinairement brodées sur la Banderole de la Trompette. Il est marqué dans la relation de la Bataille de Marignan où les Suisses voulurent surprendre François I, qu’ils marcherent sans Tambours, & qu’ils avoient seulement des especes de Cors au son desquels ils devoient se railler. Les Trompettes dans les marches & les revûës, marchent à la tête de l’Escadron trois ou quatre pas devant le Commandant: mais dans un combat ils sont sur les aîles dans les intervalles des Escadrons pour recevoir les ordres du Major ou de l’Aide-Major du Régiment. Le Tambour est moins ancien que la Trompette : on ne voit pas que les Romains s’en soient servis à la Guerre. La partie sur laquelle frappent les baguettes a toujours été une peau tenduë ; on se sert depuis longtems de peaux de mouton : ce qu’on appelle maintenant la Quaisse, parce qu’elle est de bois, a été souvent autrefois de cuivre ou de léton, comme le corps des Tymbales d’aujourd’hui. Dans nos anciens Auteurs il est appellé Tabur, Thabur, Tabor, Tabour. […] Le Tambour est pour l’Infanterie comme la Trompette pour la Cavalerie. Les Dragons & les Mousquetaires du Roi l’ont aussi : mais leur Tambour est plus petit que celui de l’Infanterie. Les batteries du Tambour sont differentes suivant les diverses rencontres. On dit battre la Diane, c’est la batterie que font les Assiégeans & quelquefois les Assiégez à la pointe du jour. Battre aux Champs est pour avertir qu'on doit marcher ce jour la pour quelque occasion: c'est ce qu'on nomme pour l'ordinaire le premier: quand c’est pour toute l’Armée cela s’appelle la Générale. Battre le dernier ou l'Assemblée, c'est pour avertir le Soldat de se ranger promptement sous le Drapeau. Battre la Marche, c'est pour marquer qu'on a pris ses rangs & que l'on part. [...] Battre la fricassée, c'est une maniere de battre précipitée: on s’en sert pour avertir que l'on leve ou que l'on pose le Drapeau, ou pour faire avancer un Bataillon dans une Bataille, ou l'en retirer. Je ne sçai si ce terme est encore fort en usage. Battre la charge ou la Guerre, c'est pour avertir le Bataillon de faire feu. Battre la retraite, c'est pour avertir de cesser de faire feu & de se ranger au Drapeau, au Bataillon, ou à son logement, ou aux Casernes dans une Garnison. Battre la chamade, c'est quand on veut appeller par exemple dans une Ville assiégée pour y faire venir quelqu’un de la tranchée, afin de capituler. Battre au ban, c'est quand on veut publier quelque Ordre nouveau, recevoir un Officier, ou châtier quelque Soldat. On dit aussi appeller, & c’est pour avertir le Soldat de venir au plus vîte prendre les Armes pour faire parade devant quelque Officier considerable qui va passer. Les diverses Nations ont différentes manieres de battre. Le feu Roi par une Ordonnance de 1663 commanda que l’on battît la Quaisse à la Françoise à toutes les gardes qui se font dans les Places ou il y a des Troupes Françoises en garnison, & non la marche étrangere. Quand un Bataillon est sous les Armes, les Tambours sont sur les aîles, & quand il défile, les uns sont postez à la tête, les autres dans les divisions & à la queuë. Chaque Régiment a un Tambour Major, chaque Compagnie un Tambour particulier & quelques-uns deux. Le Fiffre est une espece de Flute qui rend un son fort aigu, & qui est percée par les deux bouts ; elle s’embouche par le premier trou qui est percé sur la longeur. Les Suisses s’en servent pour accompagner le Tambour. Du tems de Henti IV il y en avoit dans toutes les Compagnies d’Infanterie ; aujourd’hui il n’y en a presque plus. Ce sont les Suisses qui ont apporté cet Instrument en France. Il y étoit en usage dès le tems de François I. Dans un compte de Florimond le Charron qui est à la Bibliotheque du Roi cotté 9844 en Janvier 1537, on voit trois Fiffres ordinaires du Roi. Il y en a de representez à la Bataille de Marignan dans les bas-reliefs du Tombeau de ce Prince. Tout le monde sçait ce que c’est que le Haut-bois. Il y en a dans quelques Compagnies de Dragons & dans les deux Compagnies des Mousquetaires du Roi. Cet usage n’est pas ancien. La Tymbale, en entendant par ce mot une espece de Tambour dont le cuir est tendu sur une quaisse d’airain, est un instrument qui étoit autrefois en usage à la Guerre chez les Sarrasins. Ils lui donnoient le nom de Nacaire ; il passa chez les François & chez le Anglois. […] Il n’y a pas fort longtems que cet Instrument Militaire est mis ou a été remis en usage dans nos Armées. Je ne me souviens point de l’avoir vû dans nos Histoires sous le Regne de Henri IV ni sous celui de Louis XIII. Il a été rétabli sous le Regne de Louis le Grand. Ceux qui ont écrit avant ce tems-là sur la Milice Françoise, ne donnent que la Trompette à la Cavalerie & ne parlent point de Tymbales. Elles nous sont venuës d’Allemagne. Juste Lipse qui est mort en 1606, dit dans son Traité de la Milice Romaine que de son tems les Allemans s’en servoient. On en priz dans le combat aux Allemans en quelques occasions, & il ne fut permis d’abord à aucun Régiment François de Cavalerie d’en avoir qu’à ceux qui en avoient pris sur l’Ennemi. Depuis on en a mis dans les Compagnies de la Maison du Roi ; il n’y a que les Mousquetaires qui n’en ayent point. La Gendarmerie & les Régimens de Cavalerie-Legere en ont aussi dans la Compagnie du Mestre-de-Camp, & dans les autres Compagnies qui en ont enlevé aux Ennemis. Les Régimens de Dragons regulierement n’en ont point. J’en connois un qui a ce Privilege. Il est redevable de cette distinction à Monsieur de la Breteche son Colonel qui dans une occasion ayant surpris un quartier des Ennemis, y enleva deux paires de Tymbales. Le Roi trouva bon qu’il en fit marcher une paire à la tête du Regiment. Messieurs de Chevilli, de Caylus & de Lautrec qui ont succedé à Monsieur de la Breteche, ont toujours conservé cette marque d’honneur dans le Régiment. Les Tymbales sont deux especes de grands bassins de cuivre rouge ou d'airain, ronds par le fond & couverts par-dessus d'une peau de bouc qu'on y fait tenir par le moyen d'un cercle de fer & de plusieurs écroux attachez au corps des Tymbales & d'un pareil nombre de vis que l'on monte ou démonte avec une clef. Les Timbales se tiennent ensemble par le moyen d'une courroye que l'on fait passer par deux anneaux, qui sont attachez l'un devant & l'autre derriere le pommeau de la selle du Tymbalier. Les Tymbales sont garnies de deux tabliers qui sont de damas ou de satin, aux Armes du Prince ou du Colonel ou Mestre-de-Camp à qui elles appartiennent Quand il fait mauvais tems, on les couvre d'ordinaire d'un cuir de vache noir. Le Timbalier bat avec des baguettes de bois de cormier ou de buis, longue chacune de huit à neuf pouces : elles ont chacune au bout une petite rosette de la grandeur d'un écu. C'est de l'extrêmité de ces petites rosettes que l’on frappe la Tymbale : & ce qui lui fait rendre un son plus agréable, que si elle étoit frappée d'une baguette de Tambour. Le Tymbalier aussi bien que le Trompette, dans les marches & dans les revûës, est à la tête de l'Escadron, trois ou quatre pas devant le Commandant : mais dans les combats ils sont sur les aîles dans les intervalles des Escadrons pour recevoir les ordres du Major ou de l'Aide-Major. Le Timbalier doit être un homme de cœur, qui doit défendre ses Tymbales au péril de sa vie, comme le Cornette & le Guidon doivent faire pour leur Drapeau."

Gabriel Daniel (1649-1728)

Tome I,  S. 533-539:
"CHAPITRE XI
Des Trompettes, des Tambours, des Tymbales, des Fiffres, des Haut-bois.
Ces Instrumens qui servent à animer les Soldats dans les batailles, dans les combats & dans les assauts, à regler leurs marches, leurs évolutions, leurs retraites & quelquefois à faire des especes de concerts militaires; ces Instrumens, dis-je, sont si connus, qu’il n’est pas nécessaire de s’y arrêter longtemps.
Les Trompettes, en comprenant sous ce nom les Cors & les autres Instrumens qu’on embouche de quelque figure ou matiere qu’elles ayent été, sont aussi anciennes que la Guerre. […] Ils s’en servoient dans l’Infanterie aussi-bien que dans la Cavalerie. La figure qu’elles ont maintenant n’est pas fort ancienne. Celles dont on se servoit du tems de Louis XII, comme on le voit par les bas-reliefs de son Tombeau, étoient sans potences, & il y en a d’une figure particuliere.
Aujourd’hui à la Guerre dans les Troupes de France. Il y a diverses manieres de sonner la Trompette. Les principales sont premierement le bouteselle pour avertir les Cavaliers de se tenir prêts: le second à cheval, pour monter à cheval: les autres sont la marche: l’appel pour redresser les Troupes, quand elles se perdent la nuit dans une marche, ou pour se faire reconnoître; la charge quand il est question de combattre; la retraite, quand il faut se retirer; le Guet, aussi tôt que l'ordre est distribué; la sourdine, quand il faut marcher à petit bruit. Si l’on est curieux de voir ces diverses manieres de sonner la Trompette exprimées par des notes de Musique, on les trouvera à la fin du Livre du Service de la Cavalerie de Monsieur le Coq Madeleine Lieutenant Colonel de Cavalerie.
Il y a des Trompettes dans toutes les Compagnies de Cavalerie. Le Trompette porte la livrée du Prince ou du Colonel dont les Armes sont ordinairement brodées sur la Banderole de la Trompette. Il est marqué dans la relation de la Bataille de Marignan où les Suisses voulurent surprendre François I, qu’ils marcherent sans Tambours, & qu’ils avoient seulement des especes de Cors au son desquels ils devoient se railler. Les Trompettes dans les marches & les revûës, marchent à la tête de l’Escadron trois ou quatre pas devant le Commandant: mais dans un combat ils sont sur les aîles dans les intervalles des Escadrons pour recevoir les ordres du Major ou de l’Aide-Major du Régiment.

Le Tambour est moins ancien que la Trompette : on ne voit pas que les Romains s’en soient servis à la Guerre.
La partie sur laquelle frappent les baguettes a toujours été une peau tenduë ; on se sert depuis longtems de peaux de mouton : ce qu’on appelle maintenant la Quaisse, parce qu’elle est de bois, a été souvent autrefois de cuivre ou de léton, comme le corps des Tymbales d’aujourd’hui. Dans nos anciens Auteurs il est appellé Tabur, Thabur, Tabor, Tabour. […]
Le Tambour est pour l’Infanterie comme la Trompette pour la Cavalerie. Les Dragons & les Mousquetaires du Roi l’ont aussi : mais leur Tambour est plus petit que celui de l’Infanterie.
Les batteries du Tambour sont differentes suivant les diverses rencontres. On dit battre la Diane, c’est la batterie que font les Assiégeans & quelquefois les Assiégez à la pointe du jour.
Battre aux Champs est pour avertir qu'on doit marcher ce jour la pour quelque occasion: c'est ce qu'on nomme pour l'ordinaire le premier: quand c’est pour toute l’Armée cela s’appelle la Générale.
Battre le dernier ou l'Assemblée, c'est pour avertir le Soldat de se ranger promptement sous le Drapeau.
Battre la Marche, c'est pour marquer qu'on a pris ses rangs & que l'on part. [...]
Battre la fricassée, c'est une maniere de battre précipitée: on s’en sert pour avertir que l'on leve ou que l'on pose le Drapeau, ou pour faire avancer un Bataillon dans une Bataille, ou l'en retirer. Je ne sçai si ce terme est encore fort en usage.
Battre la charge ou la Guerre, c'est pour avertir le Bataillon de faire feu.
Battre la retraite, c'est pour avertir de cesser de faire feu & de se ranger au Drapeau, au Bataillon, ou à son logement, ou aux Casernes dans une Garnison.
Battre la chamade, c'est quand on veut appeller par exemple dans une Ville assiégée pour y faire venir quelqu’un de la tranchée, afin de capituler.
Battre au ban, c'est quand on veut publier quelque Ordre nouveau, recevoir un Officier, ou châtier quelque Soldat.
On dit aussi appeller, & c’est pour avertir le Soldat de venir au plus vîte prendre les Armes pour faire parade devant quelque Officier considerable qui va passer. Les diverses Nations ont différentes manieres de battre. Le feu Roi par une Ordonnance de 1663 commanda que l’on battît la Quaisse à la Françoise à toutes les gardes qui se font dans les Places ou il y a des Troupes Françoises en garnison, & non la marche étrangere.
Quand un Bataillon est sous les Armes, les Tambours sont sur les aîles, & quand il défile, les uns sont postez à la tête, les autres dans les divisions & à la queuë. Chaque Régiment a un Tambour Major, chaque Compagnie un Tambour particulier & quelques-uns deux.

Le Fiffre est une espece de Flute qui rend un son fort aigu, & qui est percée par les deux bouts ; elle s’embouche par le premier trou qui est percé sur la longeur. Les Suisses s’en servent pour accompagner le Tambour. Du tems de Henti IV il y en avoit dans toutes les Compagnies d’Infanterie ; aujourd’hui il n’y en a presque plus. Ce sont les Suisses qui ont apporté cet Instrument en France. Il y étoit en usage dès le tems de François I. Dans un compte de Florimond le Charron qui est à la Bibliotheque du Roi cotté 9844 en Janvier 1537, on voit trois Fiffres ordinaires du Roi. Il y en a de representez à la Bataille de Marignan dans les bas-reliefs du Tombeau de ce Prince.

Tout le monde sçait ce que c’est que le Haut-bois. Il y en a dans quelques Compagnies de Dragons & dans les deux Compagnies des Mousquetaires du Roi. Cet usage n’est pas ancien.

La Tymbale, en entendant par ce mot une espece de Tambour dont le cuir est tendu sur une quaisse d’airain, est un instrument qui étoit autrefois en usage à la Guerre chez les Sarrasins. Ils lui donnoient le nom de Nacaire ; il passa chez les François & chez le Anglois. […]
Il n’y a pas fort longtems que cet Instrument Militaire est mis ou a été remis en usage dans nos Armées. Je ne me souviens point de l’avoir vû dans nos Histoires sous le Regne de Henri IV ni sous celui de Louis XIII. Il a été rétabli sous le Regne de Louis le Grand. Ceux qui ont écrit avant ce tems-là sur la Milice Françoise, ne donnent que la Trompette à la Cavalerie & ne parlent point de Tymbales.
Elles nous sont venuës d’Allemagne. Juste Lipse qui est mort en 1606, dit dans son Traité de la Milice Romaine que de son tems les Allemans s’en servoient. On en priz dans le combat aux Allemans en quelques occasions, & il ne fut permis d’abord à aucun Régiment François de Cavalerie d’en avoir qu’à ceux qui en avoient pris sur l’Ennemi. Depuis on en a mis dans les Compagnies de la Maison du Roi ; il n’y a que les Mousquetaires qui n’en ayent point. La Gendarmerie & les Régimens de Cavalerie-Legere en ont aussi dans la Compagnie du Mestre-de-Camp, & dans les autres Compagnies qui en ont enlevé aux Ennemis.
Les Régimens de Dragons regulierement n’en ont point. J’en connois un qui a ce Privilege. Il est redevable de cette distinction à Monsieur de la Breteche son Colonel qui dans une occasion ayant surpris un quartier des Ennemis, y enleva deux paires de Tymbales. Le Roi trouva bon qu’il en fit marcher une paire à la tête du Regiment. Messieurs de Chevilli, de Caylus & de Lautrec qui ont succedé à Monsieur de la Breteche, ont toujours conservé cette marque d’honneur dans le Régiment.

Les Tymbales sont deux especes de grands bassins de cuivre rouge ou d'airain, ronds par le fond & couverts par-dessus d'une peau de bouc qu'on y fait tenir par le moyen d'un cercle de fer & de plusieurs écroux attachez au corps des Tymbales & d'un pareil nombre de vis que l'on monte ou démonte avec une clef. Les Timbales se tiennent ensemble par le moyen d'une courroye que l'on fait passer par deux anneaux, qui sont attachez l'un devant & l'autre derriere le pommeau de la selle du Tymbalier.
Les Tymbales sont garnies de deux tabliers qui sont de damas ou de satin, aux Armes du Prince ou du Colonel ou Mestre-de-Camp à qui elles appartiennent Quand il fait mauvais tems, on les couvre d'ordinaire d'un cuir de vache noir.
Le Timbalier bat avec des baguettes de bois de cormier ou de buis, longue chacune de huit à neuf pouces : elles ont chacune au bout une petite rosette de la grandeur d'un écu. C'est de l'extrêmité de ces petites rosettes que l’on frappe la Tymbale : & ce qui lui fait rendre un son plus agréable, que si elle étoit frappée d'une baguette de Tambour.
Le Tymbalier aussi bien que le Trompette, dans les marches & dans les revûës, est à la tête de l'Escadron, trois ou quatre pas devant le Commandant : mais dans les combats ils sont sur les aîles dans les intervalles des Escadrons pour recevoir les ordres du Major ou de l'Aide-Major. Le Timbalier doit être un homme de cœur, qui doit défendre ses Tymbales au péril de sa vie, comme le Cornette & le Guidon doivent faire pour leur Drapeau."


1721

Delespine, Coignard

Paris

Schriftliche Quelle / Written source / Source écrite

Paris, Musée de l'Armée

S 16 A

  • 100. Nicht zugeordnete Titel

Grande Ècurie, Cent-Suisses, Gardes du Roy, Mousquetaires, Musique à la cour, Timbales, Tambours, Fifres, Trompettes, Hautbois